Far breton aux pruneaux, la recette fondante et inratable

Xavier Guichard .

25 mai 2026

Un délicieux far breton aux pruneaux, prêt à être dégusté. Une recette traditionnelle pour un dessert gourmand.

Un bon far breton doit être dense sans devenir lourd, fondant au centre et généreusement parfumé par les pruneaux. Je vous propose ici une méthode fiable, avec les bonnes proportions, les gestes qui évitent les grumeaux, le repère de cuisson et quelques variantes qui respectent l’esprit de ce dessert breton.

Les repères essentiels pour réussir ce dessert breton

  • Proportions : 150 g de farine, 150 g de sucre, 4 œufs et 75 cl de lait entier.
  • Pruneaux : comptez 200 à 250 g, réhydratés avant d’être incorporés.
  • Cuisson : environ 50 minutes à 180 °C dans un plat large et généreusement beurré.
  • Texture : le centre doit rester légèrement tremblotant à la sortie du four.
  • Dégustation : servez-le tiède ou froid, après un temps de repos indispensable.

Tranche de far breton aux pruneaux, un délice pour une recette facile et gourmande.

Les ingrédients d’un far breton vraiment fondant

Pour 6 à 8 parts, je pars sur une base très simple. Le far ne demande ni crème ni levure, mais il réclame des ingrédients de bonne qualité, surtout un lait entier et des œufs frais.

Ingrédient Quantité Conseil
Farine de blé 150 g Type 45 ou 55, tamisée
Sucre en poudre 150 g Réduisez à 120 g pour une version moins sucrée
Œufs 4 À température ambiante
Lait entier 75 cl Légèrement tiédi, jamais bouillant
Pruneaux dénoyautés 200 à 250 g À faire tremper 20 à 30 minutes
Beurre demi-sel 30 g environ Pour le plat et quelques noisettes en surface
Sel 1 pincée À ajuster selon le beurre utilisé
Le beurre demi-sel apporte une profondeur très agréable, mais le beurre doux convient aussi. J’ajoute parfois une cuillère à soupe de rhum ambré ou un peu de vanille, sans en faire trop : le parfum des pruneaux doit rester au premier plan.

La préparation pas à pas sans pâte grumeleuse

Préparer les pruneaux

Placez les pruneaux dans un bol avec de l’eau tiède pendant 20 à 30 minutes. Vous pouvez remplacer l’eau par du thé noir léger ou ajouter une cuillère de rhum pour une note plus chaleureuse. Égouttez-les soigneusement avant de les utiliser, sinon ils risquent de détremper la pâte.

Réaliser l’appareil

Préchauffez le four à 180 °C. Dans un grand saladier, fouettez les œufs avec le sucre jusqu’à obtenir un mélange homogène, sans chercher à le faire monter comme une mousse.

Ajoutez la farine tamisée et la pincée de sel. Versez ensuite le lait tiède en plusieurs fois, tout en fouettant. Cette incorporation progressive est le geste qui fait la différence : la pâte doit devenir fluide, lisse et proche d’une pâte à crêpes un peu épaisse.

Si quelques grumeaux persistent, passez l’appareil dans une passoire fine. Je conseille aussi de le laisser reposer 15 à 20 minutes. La farine s’hydrate mieux et la texture finale gagne en souplesse.

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Remplir le plat

Beurrez largement un plat d’environ 28 × 20 cm ou un moule équivalent. Répartissez les pruneaux au fond, puis versez délicatement l’appareil par-dessus. Le plat doit être suffisamment large pour que le far cuise de manière régulière, sans former une couche trop épaisse.

La cuisson qui donne la bonne texture

Enfournez pour 45 à 55 minutes. Le far va gonfler sur les bords, parfois de façon spectaculaire, puis retomber légèrement en refroidissant. Cette retombée est normale et ne signifie pas qu’il est raté.

Pour une surface bien dorée, vous pouvez commencer à 200 °C pendant 10 minutes, puis poursuivre à 180 °C. Je préfère cette méthode dans un four un peu doux, mais une cuisson constante à 180 °C fonctionne très bien et limite le risque de coloration excessive.

Le bon repère n’est pas une lame parfaitement sèche. Le centre doit être pris mais encore légèrement tremblotant, comme une crème épaisse. Il se raffermira en refroidissant. Une cuisson trop longue donne un far caoutchouteux, tandis qu’un manque de cuisson produit une texture liquide au centre.

Laissez-le reposer au moins 30 minutes avant de le servir. Il est excellent tiède, mais je trouve que ses arômes s’équilibrent encore mieux après quelques heures au réfrigérateur, à condition de le sortir 15 minutes avant la dégustation.

Pruneaux, far nature et variantes raisonnables

La version aux pruneaux est aujourd’hui la plus populaire, mais le far nature reste une préparation tout à fait cohérente. Il suffit de supprimer les fruits et de renforcer légèrement le parfum avec de la vanille, un zeste de citron ou une cuillère de rhum.

Version Ce qu’elle change Mon conseil
Aux pruneaux Plus moelleuse et fruitée La meilleure option pour retrouver le goût classique
Nature Plus douce et lactée Ajoutez de la vanille ou un peu de zeste de citron
Aux pommes Plus fraîche et légèrement acidulée Utilisez des dés fermes et limitez leur quantité
Au sarrasin Goût plus rustique et marqué Remplacez seulement 30 à 50 g de farine de blé

Je déconseille de remplacer toute la farine par du sarrasin dès la première tentative. La pâte devient plus fragile et le goût peut dominer l’ensemble. Une proportion de 20 à 30 % de farine de sarrasin apporte une note bretonne intéressante sans compromettre le fondant.

Les erreurs qui rendent le far lourd ou sec

  • Utiliser du lait froid ralentit l’homogénéisation et favorise les grumeaux. Un lait simplement tiède suffit.
  • Verser toute la farine d’un coup complique le mélange. Tamisez-la et incorporez-la progressivement.
  • Négliger le trempage des pruneaux donne des fruits secs et parfois un contraste désagréable avec la crème.
  • Choisir un moule trop petit augmente l’épaisseur et allonge la cuisson au centre.
  • Surcuire le dessert est l’erreur la plus fréquente. Le far continue à se raffermir hors du four.
  • Le découper brûlant empêche la structure de se stabiliser et donne l’impression qu’il n’est pas cuit.

Un autre détail compte beaucoup : ne fouettez pas excessivement après l’ajout du lait. Trop d’air fait gonfler le far de manière irrégulière et peut accentuer sa retombée. Je recherche plutôt une pâte lisse, calme et assez fluide.

Conservez les restes au réfrigérateur, couverts, pendant 2 à 3 jours. Le dessert peut être dégusté froid ou réchauffé quelques minutes à four doux, mais le micro-ondes a tendance à rendre les bords caoutchouteux.

Le détail qui fait passer le far de bon à remarquable

La réussite tient moins à un ingrédient secret qu’à trois décisions simples : utiliser un plat suffisamment large, incorporer le lait progressivement et arrêter la cuisson lorsque le centre tremble encore légèrement.

Pour une dégustation équilibrée, servez une part sans ajouter de coulis ni de crème. Le far est déjà riche et humide ; un café noir, un thé peu parfumé ou un verre de cidre brut suffisent largement à l’accompagner.

Cette recette de far breton gagne aussi à être préparée quelques heures à l’avance. Le repos resserre la texture, adoucit les notes de farine et permet aux pruneaux de diffuser leur parfum dans toute la pâte.

Questions fréquentes

Prévoyez 150 g de farine, 150 g de sucre, 4 œufs et 75 cl de lait entier. Ajoutez 200 à 250 g de pruneaux réhydratés, 30 g de beurre demi-sel environ et une pincée de sel.
Tamisez la farine, incorporez-la aux œufs et au sucre, puis versez le lait légèrement tiédi en plusieurs fois tout en fouettant. Si nécessaire, passez la pâte dans une passoire fine et laissez-la reposer 15 à 20 minutes.
Faites-le cuire 45 à 55 minutes à 180 °C. Les bords doivent être gonflés et dorés, tandis que le centre doit rester pris mais légèrement tremblotant. Laissez-le reposer au moins 30 minutes, car il se raffermit en refroidissant.
Oui, faites-les tremper 20 à 30 minutes dans de l’eau tiède, éventuellement avec du thé noir léger ou une cuillère de rhum. Égouttez-les soigneusement avant de les répartir dans le plat pour éviter de détremper la pâte.
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Autor Xavier Guichard
Xavier Guichard
Je m'appelle Xavier Guichard et je cumule 11 années d'expérience dans le domaine de la gastronomie, des vins et de l'art culinaire. Mon intérêt pour ces sujets a commencé dès mon plus jeune âge, lorsque j'ai découvert la richesse des saveurs et des traditions culinaires de ma région. Au fil des ans, j'ai eu la chance de travailler avec des chefs talentueux et d'explorer des vignobles prestigieux, ce qui m'a permis de développer une expertise que je souhaite partager avec vous. Dans mes écrits, je m'efforce de rendre accessibles des concepts parfois complexes, en vérifiant rigoureusement mes sources et en comparant les informations. J'aime suivre les tendances actuelles et organiser mes connaissances de manière claire pour que chacun puisse en tirer profit. Mon engagement est de vous fournir des informations utiles, précises et à jour, afin que vous puissiez apprécier pleinement le monde fascinant de la gastronomie et des vins.
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